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mardi 27 mai 2014

Je me souviens de la Plaine de Baud

Je me souviens de la Plaine de Baud, l'année dernière, au mois d'août. Le campement de l'Elabo se faisait lentement mais inexorablement grignoter par les bulldozers de la ville. Aujourd'hui, un terrassement bien propre remplace les caravanes entassées sur un bout de terrain rétréci, de l'autre côté d'un des derniers vestiges industriels du quartier. Sursis. Seul restera le château d'eau en ruine, couvert de graffitis, mirador de la plaine, où des pigeons à l'oeil morne jouent les sentinelles. Photos. 








  


vendredi 13 septembre 2013

Le street art, c'est formidable !

Voici presque une semaine que le festival de street art Teenage Kicks a été inauguré à Rennes. En ouverture, la fresque monumentale de l'artiste espagnol Aryz, boulevard du Colombier, face à la ligne de chemin de fer. Presque chaque soir, après ma journée de travail, j' ai chevauché ma bicyclette pour admirer la progression de l'artiste. Et lundi soir, 7 autruches gigantesques en noeud pap' et ptit chapeau saluaient voyageurs et badauds. Un joli moyen d'accueillir les visiteurs de la ville, une valeur ajoutée, sans nul doute. 
Mardi soir, le festival se poursuivait rue de l'Alma avec une oeuvre à 6 mains des artistes Boogie, Kid Kreol et Mioshe

Et puis avant-hier soir, en marge du festival, après l'avoir croisé sur son vélo, papiers cadeaux sur le dos, j'ai tenté de trouver les objets que l'artiste Mardi Noir empaquette dans la ville. Résultat : 2 sur 11. Il semblerait que les oeuvres soient très éphémères. Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois. 

A suivre : Seth, et ses oeuvres si délicates, étranges et oniriques, à voir en ce moment et jusque demain soir place Yves Lemoine, et une performance regroupant une dizaine de pointures du graffiti international prévue pour ce we boulevard du Colombier, sur l'ancien mur de Graffiteam.

Les expos de Sozyone, Honet, Delta, Vhils et Olivier Kosta-Théfaine sont toujours d'actu aux Ateliers du vent. Quant aux allemands de Jukebox Cowboys, ils investiront la galerie DMA avec grosse soirée de vernissage samedi 14.

Pourquoi le street art c'est formidable ? Pas seulement parce qu'il apporte une valeur esthétique à la rue et égaie nos mornes journées. Mais surtout parce qu'il bouscule, questionne, sur nous-même, sur la société, sur la place de l'art, sur notre devenir.... Qu'il est accessible, à tous, au delà des murs des galeries et des musées. Pour cela, et pour bien d'autres choses, il est essentiel.

Bon festoche !








mercredi 28 août 2013

Soutenez le Teenage Kicks Festival ! NOW

Le festival d'art urbain débutera le 6 septembre, pour notre plus grand plaisir ! C'est une première à Rennes. Je vous en avais parlé, pas moins d'une dizaine d'artistes internationaux (et pas des moindres) investiront les murs des rues et galeries de la villePour assurer la pérennité de ce projet, soutenez-le dès aujourd'hui soit en le finançant en partie (à partir de 5 € ou plus avec contreparties telles que affiches dédicacées, T-shirts collector, livres, sérigraphies...) soit en tant que bénévole (médiation, accueil, catering, installation, communication...). Tous les détails sont ici.
Il reste une 20aine de jours avant que cette opération se termine. Pour l'instant le projet est financé à hauteur de 30%. Les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, j' appelle tous les amoureux des arts à se mobiliser et contribuer aux beaux jours du street art rennais.




samedi 3 août 2013

Ballade en TAZ

Il y a une bonne dizaine d'années maintenant, j'ai lu "TAZ",  Temporary Autonomous Zone, Zone autonome temporaire, d'Hakim Bey. Un concept de zone, virtuelle ou réelle, occupée provisoirement dans l'espace, le temps, l'imaginaire, qui échappe aux autorités, et puis qui disparaît dès lors qu'elle est identifiée. C'était peut être le cas de l'Élaboratoire, à ses prémices, à Rennes. Mais ce collectif-squat d'artistes aux cultures et aux vies alternatives est depuis bien longtemps connu des services de la ville. Installé plaine de Baud, au milieu d'anciens entrepôts transformés en spots de graff, l'Élabo, tout comme les Ateliers du Vent, subit depuis quelques années la pression des urbanistes de la ville. Les bulldozers progressent, les friches industrielles s'aplanissent. Les murs des graffeurs tombent. Ainsi va la ville. Et les squatteurs, eux, n'ont aucune connaissance du sort qu'il leur est réservé. 
Comme à la Courrouze, j'aime profiter de ces zones en friche que je trouve assez belles dans leur détérioration. Le temps joue contre moi. Bientôt pousseront de jolis immeubles bien propres et insipides, sans originalité. Je fais ma mauvaise langue. En attendant, donc, chevauchant mon super-vélo-avec-siège-bébé, j'explore les friches, brave les ronces qui me laminent les mollets au passage et découvre avec curiosité et plaisir les empruntes de ceux qui m'ont précédée. 

Photos : Élabo/ Élabo depuis le chantier/Gano/Nique La Fouine (pas forcément très beau mais très drôle. J'aime pas la Fouine non plus ;) / Ouille!)